Episode 10

HOW TO BE ALONE 

Découvre le livre de Sarah Maitland un livre qui nous enseigne les bénéfices de la solitude choisis et qui nous invite à nous créer des temps seuls pour se redécouvrir, apprendre à se connaitre en profondeur et développer sa créativité ! Excellente écoute ! 

 

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Safaa 

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A propos de l’épisode

Quand on voit une personne en train de manger seul, se balader seul, être seul dans un parc, vivre seul on associe directement ça avec le malheur et la tristesse et on se dit que c’est une personne qui doit  être tellement triste et pourtant la solitude choisis peut être benefique  

La solitude est quelques chose d’assez puissant et positive quand on reconnait les bienfaits. Les personnes qui bénéficent de beaucoup d’instant de solitude choisis sont celle qui sont beaucoup plus saines et plus détendues. Attention cela ne veut pas dire qu’il faut vivre en Hermite et se détacher de tous ses amis et connaissance. en faveur d’une existence solitaire. Il y a un juste milieu, comme nous l’explique cet ouvrage.

 

Partie 1 : Trouver du temps seul stimulera ta créativité et ta connaissance de toi.

La société nous met clairement la pression pour être socialement actif que ce soit dans la vraie vie ou bien sur les réseaux sociaux, nous sommes constamment connectés les uns aux autres. Nous fuyons la solitude alors qu’elle peut être un réel bienfait pour notre santé mentale et peut clairement stimuler notre créativité.

 

En passant du temps seul tu peux commencer à apprendre à te connaitre, connaitre la vraie toi.

Lorsque tu es seul, tu te concentres sur une compréhension plus profonde de qui tu es et de ce qui compte pour toi, tu prends vraiment le temps de t’écouter. Ce n’est qu’en passant du temps seul, à l’abri des influences extérieures, que tu pourras découvrir ces parties importantes de toi-même.

On nous partage l’exemple du célèbre auteur Henry David Thoreau qui a passé plus de deux ans seul dans les bois de Walden Pond à se redécouvrir. Ce temps lui a permis d’évaluer ses propres valeurs et celles de la société qui l’entoure. Tout cela a conduit l’auteur à publier son livre révolutionnaire Walden en 1854.

Avec ce genre de temps dédié seul, tu peux toi aussi augmenter et développer ta créativité.

En effet, de nombreuses personnes reconnus comme étant créatives dans divers domaines ont reconnu la solitude comme étant la source principale de production créative.

On nous partage un autre exemple, celui de l’auteur influente Virginia Woolf qui pensait que passer du temps seul était vital pour sa créativité. Dans son livre de 1929, A Room of One’s Own , elle voyait le manque de solitude comme étant lié au nombre relativement petit d’écrivaines de l’époque. Woolf a vu que les femmes ne manquaient pas de talent, d’imagination ou d’intelligence; elles manquaient de temps seuls pour permettre à leur créativité de s’épanouir.

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Un autre exemple est l’actrice Greta Garbo. À l’âge de 35 ans, après avoir joué dans 28 films, Garbo a décidé de se retirer du théâtre et de mener une vie simple et solitaire. Elle a continué à avoir une vie sociale active, mais en se donnant beaucoup de temps seule, elle a pu vivre en paix et stimuler sa créativité.

Alors assure toi de te programmer des temps seul, pas seul avec ton téléphone ! Non vraiment seul, essaie 10minutes par jour, tu verras ce n’est pas si facile !

 

Partie 2 : Les joies de la solitude grâce à une connexion avec la nature.

 

Maintenant que tu connais les quelques avantages de passer du temps seul, tu te demandes peut-être comment trouver cette paisible solitude qui ne fout pas le cafard !

L’un des meilleurs moyens de savourer la solitude est de s’évader de la ville si tu y habites et te balader en nature. Regarde autours de toi des endroits ou tu pourrais te balader.

En t’immergeant dans la nature, tu te reconnectes avec le monde qui t’entoure. Mais pour y parvenir, tu dois t’assurer que tu es complètement seul car même emmener ton chien par exemple si tu en as un peut être une distraction. Attention à ne pas s’aventurer dans des endroits dangereux et isolés.

Lorsque tu es complètement seul et que tu concentres ton attention sur l’environnement naturel qui t’entoure, tu commences à te sentir uni et connecté à la nature. Cette connexion avec la nature est une expérience magnifique, tu peux commencer très simplement en allant dans un parc seul. 

Les personnes qui vivent cette expérience parlent de transcendance , ou une interaction avec quelque chose qui va au-delà de l’esprit conscient. Pour les croyant c’est une connexion direct au divin.

Certains ont trouvé la spiritualité dans l’expérience transcendante; d’autres ont simplement trouvé la joie et le bonheur. 

On nous partage l’exemple des moines et chevaliers du Moyen Âge, tous deux passaient du temps seuls avant leur initiation à cette profession. Cette période de solitude s’appelle une veillée et vise à les préparer à la prochaine phase de leur vie.

Pour citer un autre exemple du livre, en Australie, de jeunes aborigènes sont envoyés en promenade : une période de six mois de solitude destinée à les préparer à l’âge adulte. Dans de nombreuses cultures à travers l’histoire, passer du temps seul a été considéré comme nécessaire pour la transition vers la société adulte.

Alors maintenant que nous avons vu les nombreux avantages de la solitude nous allons découvrir pourquoi les gens qui passent du temps seuls sont souvent décrits comme égoïstes, contre nature – et parfois même dangereux!

 

Partie 3 : Les gens qui aiment la solitudes sont mal vu

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La société tolère les personnes qui s’isolent occasionnellement lorsqu’elles ont besoin de concentration ou d’avancer sur un projet. Mais lorsque la personne adopte la solitude comme étant un mode vie, elles se retrouvent méprisées. Quand on sait que notre société moderne nourrit l’individualisme on se pose clairement des questions.

Nous avons peur des gens qui choisissent un mode de vie de solitude. Si les gens soutiennent l’individualité unique, pourquoi est-il considéré comme suspect que quelqu’un choisisse d’être seul comme moyen de découverte de soi?

Philip Koch, professeur de philosophie, a étudié les réactions négatives à la solitude – anxiété sociale et méfiance etc – dans son livre intitulé Solitude . Il a découvert qu’en raison de l’évolution humaine qui réussit grâce à la camaraderie, les gens ont une réaction négative vis-à-vis de la solitude la percevant comme étant contre nature.

Certains considèrent la recherche de la solitude comme un comportement pathologique ou nuisible. Cela est peut-être dû aux recherches psychologiques qui ont déterminées que pour être heureux il faut les individus tissent des relations avec les autres. Mais cela est-il vrai pour tout le monde ?

On considère également une personne isolée comme étant facilement en danger. Avouez on a tous déjà dit : «  Imagine cette personne s’évanouit ou se blesse, qui sera là pour les aider? »

Si tu souhaites passer du temps seul, fais le, même si notre société à tendance à juger les personnes appréciant la solitude.   

Partie 4 : Surmonter sa peur de la solitude.

Peut-être comme moi tu veux gouter au bonheur de la solitude mais tu as peur, pour se détacher de cette peur tu peux :

Identifier les craintes que tu pourrais avoir à l’idée d’être seul. On entends très souvent « non mais moi j’ai envie de passer du temps seul mais tu comprends je n’ai pas le temps ». Cela traduit seulement une peur inconsciente de la solitude, car qui veut faire trouve du temps.

Tu peux surmonter ces peurs progressivement en passant du temps seul à petite dose.

L’auteur nous partage des tips, par exemple au lieu de prendre une douche, essaye de prendre un bain de t’attarder et de te concentrer sur le fait que tu es seul. 

On nous partage l’exemple d’Anthony le Grand était le père fondateur de la vie monastique et est resté isolé pendant 20 ans. Quand il est revenu dans la société, il était en bonne forme physique et mentale. Impressionné par son mode de vie, de nombreuses personnes sont devenues ses adeptes. Bon après on va aller à l’extrême non plus. Mais tu l’as compris quand il s’agit d’une solitude choisis cela ne peut qu’être bénéfique.

Il y’a un autre exemple de la religieuse bouddhiste tibétaine Jetsunma Tenzin Palmo. À partir de 1976, elle vécut seule dans une grotte pendant 12 ans au cours desquels elle resta en bonne santé, acceptant et accueillant les autres.

 

Partie 5 : Choisis tes «temps seul»

 

Comment trouver le temps d’intégrer les temps solos à notre emploi du temps bien chargé. 

Un moyen simple est de passer plus de temps à te concentrer sur des activités solitaires que tu apprécies déjà.

Alors que beaucoup envisageraient d’utiliser leur temps libre pour lire, de regarder des films, tu peux le consacrer à un temps seul pour te retrouver.

Lire des livres, regarder des films etc sont des activités importantes et peuvent être enrichissantes, mais il est important de considérer le fait que, si tu te concentres sur autre chose au final tu ne passes pas vraiment du temps seul.

Comme dit précédemment tu peux faire 10 min de balade dans la nature par jour

Tu peux faire de la course à pied c’est un excellent moyen d’être plus en phase avec ton corps, ton esprit et ta nature. Tu peux même transformer ta course en exercice méditatif.

Une fois que tu es prête tu peux commencer à envisager des aventures solos plus longues.

Pour cela, tu peux choisir un voyage stimulant mais réalisable que tu fais avec toi-même. Ça peut être visiter la ville d’a côté.

 

Partie 5 : La solitude permet de développer son imagination

Avez-vous déjà repensé à l’enfance et vous souvenez-vous affectueusement de vous divertir avec juste votre imagination?

Quand on est enfant on peut simplement se divertir avec notre imagination, en imaginant des scénarios, des histoires dans notre tête.

Et il s’avère que le bonheur que nous tirons de la solitude peut provenir de ces expériences d’imagination active, une habitude que nous avons tendance à perdre en vieillissant.

Le psychologue Donald Winnicott a retracé notre capacité d’adulte à profiter de la solitude depuis notre enfance. Pendant cette période de la petite enfance, nous pouvions nous sentir heureux d’être seuls après que nos besoins fondamentaux, comme être nourris, aient été satisfaits par nos parents. Dans ces situations, nous nous sentions en sécurité et libres de nous promener seuls et d’explorer notre environnement.

Malheureusement, en vieillissant, nous n’avons plus la liberté de tels moments. 

Mais nous pouvons récupérer ce temps de solitude en apprenant à nous connecter à  notre imaginatio.

L’imagination active, est ce que le psychanalyste Carl Jung a utilisé pour examiner son subconscient. Il passait du temps seul à rêver, à se remémorer ses souvenirs et ses rêves et à prendre des notes pour enregistrer ses réactions. En l’écrivant dans un cahier, il pouvait déterminer quelles pensées et quels souvenirs le rendaient heureux et, en fin de compte, une grande partie était liée à la solitude de l’enfance.

Jung a encouragé ses patients à pratiquer l’imagination active, afin d’embrasser la solitude, de retourner à des pensées de joie et de bonheur.

Bien que nous ne puissions pas changer notre propre enfance, nous pouvons favoriser la solitude plus tard dans la vie et transmettre les avantages de passer du temps seul en toute sécurité aux personnes qui nous entourent.

Le temps est un cadeau précieux.

Dans notre société actuelle, il est plus courant pour les parents d’enseigner à leurs enfants les dangers de la solitude. Les enfants n’apprennent pas les avantages importants de la solitude.

L’auteur nous suggère de créer un environnement sûr dans lequel les enfants pourront passer du temps seuls. Les experts en enfance Anthony Storr et Richard Louv offrent des conseils sur la manière de créer un tel environnement.

Ils invitent les parents à offrir aux tout-petits du temps seul, de l’espace à l’extérieur ou à l’intérieur où ils peuvent explorer de manière autonome. Nous serions surprise de voir à quel point les enfants sont créatifs.

La chose à ne pas oublier est que tout le monde est différent, par conséquent notre degré de solitude diffère d’une personne à l’autre.

 

Partie 6 : Choisir sa dose de temps solo

Très généralement quand on parle de temps solo on pense à la question « es-tu plutôt introvertie ou eextravertie » l’auteur nous explique que ce n’est pas si simple !

Tout d’abord, la division entre extravertis et introvertis est presque impossible à tester étant donné que la plupart des gens réagiront différemment selon le contexte.

Beaucoup pensent que l’introversion est un défaut, quelque chose de négatif mais ce qu’il faut savoir c’est que ces catégories sont culturellement biaisées.

Par exemple, l’introversion est appréciée dans la culture japonaise, tandis que l’extraversion est très appréciée aux États-Unis. Chaque culture à ce qu’on appelle un type de comportement considéré comme socialement acceptable.

L’auteur nous dit qu’Il existe un large éventail de traits qui rendent chacun de nous différent et unique – et pas seulement deux catégories.

Il en va de même pour la quantité de solitude qui nous convient.

Il n’y a aucune théorie psychologique derrière cela: tu dois simplement choisir ce qui fonctionne pour toi. Plus tu vas en apprendre et découvrir de nouvelles choses sur toi-même, plus il te sera facile de décider du temps dont tu as besoin.

 

Pour conclure :

Dans une société qui valorise la liberté et l’individualisme nous avons peur de rester seul car ce comportement est mal vu. Les bienfaits et les joies de la solitude sont nombreux. La solitude choisis permet de s’auto découvrir, se connecter avec soi même, avec la nature, et développer sa créativité.